jeudi 16 décembre 2021

Un roman provençal

Escartefigue 

 Capitaine du ferry-boat.

 

 La biographie imaginaire du fameux capitaine du ferry-boat vient d'être publiée malgré la pénurie de papier liée à la pandémie.
 
Avec une référence à des personnages devenus mythiques, le maire de Toulon et le capitaine créé par Marcel Pagnol,  au gré d'épisodes de l'histoire  de Marseille , c'est un désir de partage d'un peu d'humour local et de transmission d'un patrimoine  provençal.  


 

 

 

 Écrite avec l'accent marseillais, la vie du cocu le plus célèbre de la capitale du Sud de la France . 

 

Quelques extraits :

…« Félix Escartefigue prend son café du matin au bar de la Marine. Il fait beau, il est assis sur la terrasse à sa place coutumière, une table réservée, c’est un habitué, un très vieux client. Il a entre ses mains comme chaque jour, «  Le Provençal » qu’il lit consciencieusement. La Une l’interpelle. Il tourne les pages du quotidien pour avoir confirmation de la nouvelle. Dans la rubrique nécrologique : « Marius Escartefigue est décédé ». Marius Escartefigue est un marseillais comme lui, il était maire de Toulon. Le retraité de la Marine n’écrase pas de larmes, il sourit même un peu, un petit étirement complice sur les lèvres. C’est triste, mais il faut bien y passer ! Marius l’a précédé en politique et au cimetière, lui, il a encore devant lui quelques bonnes années. Félix se plaît à penser que leurs vies se sont ressemblées… »

 

« …Alors, faisant fi de scrupules bureaucratiques, comme l’enfant avait résisté au forceps, par respect pour ses origines ligures, ils décidèrent d’un commun accord de le déclarer sous le prénom de Félix : « un prénom qui lui portera chance ! » avait décidé Adèle, et du nom d’Escartefigue, un peu trivial certes mais convenant au fils d’une femme à qui on avait déchiré la figue, un patronyme dont on affirmera plus tard qu’il était celui de son père supposé, un marin génois… »

 

« …Félix s’était retrouvé au temps de sa jeunesse, baignant dans les souvenirs de son passé militant d’anarchiste. Quand il aperçut un bateau qui transportait des fleurs pour les dames, suivi par un autre qui transportait un piano, il s’était dressé furieux et levant un doigt d’honneur vengeur, s’était payé le luxe de couper la route aux deux barques en tonitruant :

— Vive la Sociale !

Un frisson avait parcouru les passagers. Félix avait répliqué :

— J’avais la priorité. Sur le port à Marseille, la loi c’est moi !... »

 

 
 
 
 
 
 


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