dimanche 10 mai 2020

Nouveau roman


Orlou : la colère d’un monde


Un roman à mi-chemin entre  fantastique et science-fiction


Entre fantastique et science- fiction un roman inspiré par la vallée d’Orlu en Haute Ariège.
Une vallée émeraude couverte de forêts dont l’origine plonge dans la mythologie et les légendes anciennes.
Un monde de formes arrachées à la matrice minérale, des écumes verdoyantes sous les couverts boisés et des cascades d’argent pour les truites sauvages. 

Devant cette beauté ont resurgi des sensations oubliées de rêves et de mystères, des souvenirs de lectures de jeunesse, l’appel de la forêt, les hordes de loup, les légendes et croyances dans les forces maléfiques : Satan saignant de ses blessures, empalé sur la dent d’Orlu, son miroir brisé en vingt et un lacs. Sorcières et reines des amours noyées dans les étangs et les lacs bleu-vert colorés de leurs robes.

Puis le souvenir des montagnards et des bergers, des martyres cathares et des luttes des hommes sur cette « Terre de Liberté »

Un territoire naturel qui a su se protéger et cheminer vers le renouveau. 




 Lire quelques extraits ci-dessous


..." Un vent violent s’était levé brusquement. Wandaa s’accrocha à la corniche du vertige, vacilla sous la poussée des rafales. Ses doigts s’entaillèrent au contact des arêtes rocheuses. Le froid engourdissait ses mains devenues insensibles. Résolue à l’emporter sur la fureur des éléments, elle continua sa route, aveuglée par la poussière, guidée par les voix venues d’au-delà de la muraille. Elle suivit l’étroit sentier qui longeait l’abrupt comme un chemin de ronde, arc boutée à la paroi, les mains posées sur son ventre pour le protéger des saillies. Elle résistait aux bourrasques folles en multipliant les efforts, parvint péniblement à gagner quelques pas, grignota la distance. Peu à peu le sentier s’élargit, le vent se calma. Elle tituba, rassembla ses dernières forces et atteignit le bord de la falaise. Elle maintenait le même rythme douloureux stoïquement, attirée comme un papillon de nuit par l’aura de cet abri intemporel, creusé dans les flancs de la montagne, un souvenir dont l’image avait traversé sa barrière mentale."...


..."L’enfant fixait de ses yeux étranges l’ouverture de l’arche. Un sourire énigmatique étirait ses lèvres.
Bakou s’approchait et lui demandait :
― Tu vois ?
Elle répondait simplement :
― Je vois !
Ses yeux s’illuminaient. Elle voyait. Sa pupille se rétrécissait devenait une barre verticale dans ses yeux en amande. Elle voyait la grande horde des chevaux sauvages parcourir les plaines et les grands troupeaux s’abreuver aux points d’eau. Elle voyait les vols des oiseaux migrateurs pointer vers la chaleur. Elle voyait les insectes gratteurs chanter la sécheresse et les poissons argentés frétiller dans les courants. Elle voyait toute une faune féroce à l’affût au bord des mares et des herbivores doux échapper au danger. Elle voyait encore l’obscurité des terriers, la lumière crue du ciel sur les aires. Son regard perçait au loin les feuillages de la forêt, bien au-delà de ses limites jusqu’aux frontières de son monde, jusqu’au territoire occupé par les étrangers. Son regard traversait les murs de métal, déambulait dans de grandes salles sombres à la poursuite de silhouettes fantomatiques qui s’affairaient derrière des écrans.
Elle voyait l’invisible."...

..." Gorik fut immobilisé sur le plateau, un masque rigide couvrit sa face, un cercle de métal enserra son cou. Il était parfaitement immobile, le corps rigidifié. La sellette se rapprocha de sa tête. Il ferma les yeux.
Un ronron régulier montait de la table d’opération. Une scie fendait son crâne.
Des pinces s’introduisirent dans le bocal où se trouvait le cerveau d’Irvin. Elles séparèrent les deux hémisphères. Quand l’hémisphère droit fut sectionné, séparé du gauche, une matière blanche striée de rose s’écoula. Puis le silence se fit, un silence glacé. Les nano robots se mirent à l’œuvre, recueillirent précautionneusement les différentes couches de matière grise pendant que les pinces microscopiques coupaient, reconnectaient les fibres nerveuses au milieu d’un maillage de faisceaux de lasers colorés. Les images captées par des yeux virtuels s’inscrivaient sur les écrans. Elles suivaient le cheminement des traceurs et l’avancement de l’opération."...
"Quand se leva la nouvelle aube grise, l’opération était achevée. Dans le bocal ne restait que l’hémisphère gauche du cerveau d’Irvin."...











 

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