dimanche 13 janvier 2013

Merci Monsieur Taddéi


Démonstration de jeunesse cérébrale.

A eux tous, ils avaient près de 400 ans:
Michel Déon, Monique Pelletier, André Chandernagor, Marc Ferro, et Alain Touraine ( et dommage! Maître Vergès empêtré dans sa logorrhée)
F. Taddéi nous a offert ce soir là un excellent moment, un instant de bonheur.



Pendant ce temps sur d'autres chaînes se  succédaient les interviews des opposants au mariage pour tous.
Bernadette Chirac déclarait,  sur les conseils d'un intellectuel de ses amis: " je suis une vieille dame, je n'irai pas manifester".Des nonnes défilaient, et Jésus démêlait l'écheveau de l'ADN de sa double paternité.

 


Sur le plateau de "Ce soir ou jamais", des sages débattaient d'autres sujets: des échanges dans le respect, la clarté. Une hauteur de vue, une réflexion, un sens du dialogue et de l'écoute, rares sur les plateaux.
Les vieux sages n'ont pas engagé de polémique.

Merci encore aux Sages de redonner confiance au bon sens des intellectuels et au delà de nos concitoyens, et à F Taddéi pour le choix des personnalités invitées dans son émission.

J'ai perçu à la fin du débat, une fin possible de crise et une hausse du moral des Français.



Emission du mardi 8 janvier à revoir d'urgence. Plus que quelques jours!






dimanche 9 décembre 2012

ATTENTION: CRISE

Aéroport de … Chicago, Munich, ou Paris, ou… ? Je ne me souviens plus.


 Les aéroports se ressemblent. Les Toilettes aussi.

L’habituelle pancarte : « CAUTION WET FLOOR » interpelle.
Le sol est propre, les cuvettes brillent. C’est la ruée...
Et les  valises rayent la cire fraîche de leurs roues. Déjà des papiers s’échappent de la corbeille à papier. Une chasse d’eau n’est pas tirée. La cuvette est maculée.


Une pancarte est muette: « ATTENTION, une employée travaille ici !» Invisible…
Je me souviens de ma honte lorsque j’ai lu « Le quai de Ouistreham » de Florence Aubenas.
Avais-je une seule fois, dans les lieux publics, prêté attention  à ce peuple discret armé de brosses, de seaux et d’éponges ?
Remords bien tardifs.
Je cherche du regard la femme de ménage. Une latino. Je lui souris, un petit « Excusez-moi ! ».
Elle lève les yeux. Elle ne me voit pas. Elle est aveugle, comme je l’ai été.

« CAUTION: FRACTURE SOCIALE! »
Un écriteau.  Une frontière. Une barrière entre deux mondes.
Le monde a deux visages.

dimanche 11 novembre 2012

CRISE ET HEURES GRISES

AVEC L'HEURE D'HIVER MONTENT LES NOUVELLES NOIRES A LA TELE.

Méteo de crise: grains, tempête, ouragan, chomage, misère...


Je viens de recevoir ce message:

Paroles de sage



Chapelet égrené tous les jours, lamentations  qui font remonter à ma mémoiure d'autres paroles de sage.

Je me souviens d''un ancien conte: 

Il était une fois un paysan qui possédait un âne très malade. L'âne ne pouvait plus lui servir, il voulut s'en débarrasser.
Il décida donc de le jeter au fond de son puits.
Il précipita l'âne au fond du trou et pour l'oublier, avec l'aide de ses voisins, combla le puits à grandes pelletées de terre pour enterrer l'animal.
Après des heures de travail, quand les hommes arrivèrent au bout de leur peine, ils virent à leur grande surprise la tête du baudet  émerger au bord de la margelle. Et l'âne se mit à braire joyeusement.
Point de miracle, car à  chaque pelletée lancée sur son dos, l'animal se secouait, se débarassait  de la terre projetée sur son échine. Un petit tas se formait à ses pieds, et l'âne montait dessus.
Palier par palier, il parvint ainsi à sortir du trou et à sauver sa peau.

Moralité:
Quand on est au fond du trou, il faut se secouer.

 




mardi 30 octobre 2012

SALON DU LIVRE DE NANS LES PINS

LA METEO ETAIT BONNE

Un moment de repit dans la chute des températures et les assauts de la tempête  a permis de partager un moment convivial.





Prochain rendez-vous à Pierrefeu le 4 Novembre  

mercredi 3 octobre 2012

« I RITORNU » À AJACCIO DU PEINTRE CORSE.

LES CENDRES DE MARCEL CORTICCHIATO PEINTRE ET SCULPTEUR  REPOSENT DANS  LE TOMBEAU FAMILIAL.


Il rêvait de lumière, de compositions hardies Il rêvait de capter l’intensité lumineuse du moment
Il baignait dans l’univers du fauvisme méditerranéen. Et quand, le peintre corse, emporté par une frénésie créatrice, couvrait ses toiles de matière, la structure de ses plages, ses ports, ses falaise s’effaçait derrière la couleur pour ne laisser apparaître que l’émotion née de tous ses sens.
« Homo faber », architecte de la couleur, il a retrouvé d’instinct le nombre d’or des bâtisseurs, recherché la touche pure, la perfection de l’harmonie colorée.
Le long cheminement d’un homme secret et sensible vers les limites de l’abstraction pure.

Marcel Corticchiato a terminé sa longue quête, il repose apaisé, proche du Monte Gozzi  et du Golfe d’Ajaccio qu’il a tant aimés.


 


Peintre et sculpteur français, Marcel Corticchiato né à Ajaccio, en 1931 a enseigné les arts plastiques au Lycée Fesch et à l’ Ecole Normale d’Ajaccio (Corse). Il côtoie Marcel Poggioli, et Richard Mortensen qui le conseillent efficacement.
Après plusieurs expositions à la Galerie Bassoul (Ajaccio) il expose sur le continent à Marseille où  il rencontre Ambroggiani qui l’encourage.
           Sollicité pour des contrats, il refuse, et préfère la sécurité matérielle pour sa famille. Loin des milieux mondains, il poursuit alors sa carrière dans l’Enseignement, tout en complétant sa formation par des études de philosophie et de psychologie et continue à produire hors des circuits mercantiles.
Il a exposé sur le continent et à l’étranger sans concession pour l’affairisme. Les contraintes matérielles lui font privilégier la création picturale, ce qui ne l’empêche pas de produire quelques œuvres en métal, et de conduire une recherche parallèle en sculpture et peinture vers l’abstraction et l’épurement des formes.



«  Les harmonies colorées de Marcel Cortichiato, chez qui le sujet s’efface dans des rythmes de tons chauds et vifs, conduisent progressivement aux jeux de l’abstraction pure »  Raymond Charmet.

« …Ainsi, la tonalité des tableaux, est-elle élevée, riche en résonnance….Ces toiles sont prenantes et, dans le respect du classicisme et dans l’observation du langage contemporain. Elles se nourrissent de l’expérience et atteignent une qualité et un rythme unitaire : une belle œuvre de peintre »
Michel Gaudet, son ami. Extraits. 2000.





 

vendredi 10 août 2012

Correspondance de poètes


Lettre de Marcel Jullian à Michel l'Hellène

Quelques appréciations (*) - Extraits



4e° couverture "La Tragédie de l'Âme et de la Conscience". NP



Lettre de Michel L'Hellène à Colette Maestri


 " Il fait sombre" chez Michel l'Hellène. J'aime sa nuit qui me bouleverse.


Le Val d'Enfer - 1° de couverture du Vent Bleu. M.C.
 
  Merci pour ces encouragements qui, aux supermarchés des livres, me confortent dans ma non conformité.



 

lundi 9 juillet 2012

Chiens de garde de l'été



AUTOUR DES SALONS LITTERAIRES DE L'ETE
RÔDENT LES "CHIENS DE GARDE" DE LA LITTERATURE MARCHANDE.   

La marée estivale dépose sur les plages des marinas snobinardes les salons du livre incontournables.
Un ex organisateur du salon de Toulon, déclarait: "l’objectif est de faire connaître aux Provinciaux la culture de la capitale et les auteurs des grandes maisons d'édition". Par conséquent exit les auteurs régionaux !
Migrent donc dans la transhumance touristique, les notabilités télévisuelles adoubées par les critiques de garde des chaînes télé, les martiens, les employeurs de nègres, les éditorialistes cooptés. Parfois trônent sur les stands des libraires les produits d’une littérature alimentaire : un zeste de cul, une pincée d’amour, un peu de jus rouge sang, et une couverture flashy qui fait vendre, le tout à la sauce américaine. SUN SEA SEX sur fond de paysage mistralien. Et pour faire monter la mayonnaise sur une double page du quotidien local, une rétrospective photographiques des vedettes .




« Il n’est bon bec que de Paris. » Remake des publicités pour les caramels Dupont d’Isigny de mon enfance.
Pauvre François Villon condamné à la peine consumériste.

Alors sur la plage, redécouvrez plutôt « Les Chiens de Garde » de Serge Halimi. Toujours d’actualité et précieux en temps de crise : le  livre n’est  pas cher. 
Ou partez visiter les villages pittoresques de la Provence Verte. Il y existe des rencontres avec des auteurs régionaux qui n’écoutent pas les sirènes des tiroirs caisse et prennent le temps de la discussion.