samedi 31 mai 2014

ENCORE UNE HISTOIRE DE JEUX



  
FOOTEUX S’ABSTENIR



Infos en continu. J’essaie d’avoir plus d’infos sur le sort des lycéennes, otages au Nigéria.

Un simple spot! Je change de chaîne. Portion congrue: Pas de pain,  deux heures de bla-bla sur la non- victoire du PSG. Pas de jeu ! …

Lendemains des élections. J’attends les commentaires. Un peu de baratin et des heures passées sur les futurs exploits des Bleus. Stop ! Trop de jeux !!!

Assez de bleu ! Assez de Bleu Marine, de bleu drapeau, de bleu roi, de bleu horizon, de bleu de France, de bleu paon, de bleu canard !

Je veux de l’arc en ciel.



Désolée, je ne suis pas footeuse, je suis râleuse.

Normal au pays de l’ « 0valie »…

Alors pour changer un tout petit clin d’œil au

                                                    

jeudi 10 avril 2014

DU PAIN ET DES JEUX



La saison des jeux


Avec l’équinoxe s’est ouverte, comme dans la Rome antique, la saison des jeux dans le grand cirque audiovisuel.

Avril. Les présentateurs vedettes le serinent  à toutes heures: Cybèle, la Grande Déesse mère, va ouvrir la porte des richesses de la terre. C’est le temps des échéances électorales.
Enfin ! Que de cadeaux offerts de tous bords, de la droite à la gauche, du haut au bas des gradins, pleuvent la générosité  et la redistribution des richesses.
Du Pain ! la fin des bas salaires, la fin de la hausse des prix, la fin des charges, la fin des déficits, la fin de la durée légale de la journée, de la semaine de travail, de l’âge de la retraite, la fin de la crise, la fin de la corruption, la fin du réchauffement planétaire, la fin de tout…

Et des jeux !
Les clubs français tous victorieux…
On mange du Chelsea, PSG  et le matin au lever, et le soir au coucher, et tout au long de la journée…Et des buts en boucle, des commentaires doctes, des millions d’euros brassés qui font rêver la jeunesse désargentée. L’ivresse et les larmes…

Mais une autre saison s’ouvre…
Avril. La saison  des salons littéraires commence. Une opportunité à saisir pour échapper aux rengaines télévisuelles. Dans des bourgs pittoresques, baignés par le soleil de Provence, les  salons du livre locaux vont offrir tout au long du printemps de petits bonheurs, la joie de la découverte et le plaisir de lire.

Pour commencer : le 12 avril salon du livre de Gréasque 13…







lundi 3 mars 2014

TERRES DE POUPRE



QUAND LE MIDI ÉTAIT ROUGE



Il est en Provence Verte des terres pourpres, rouges du souvenir de soleils géologiques et de la peine des hommes.
Terres de bauxite, terres de vignes, elles portent encore l’empreinte des luttes passées, de la sueur transpirée par les « Gueules rouges » et du sang versé par les vignerons de 1907.







Terres de Pourpre
Publication
Mars 2014





Alors que s’ignorent encore le monde ouvrier et le monde paysan, l’amour naissant de deux adolescents, César le jeune bousquetier devenu mineur, et Émilie la vigneronne, surmonte haines, égoïsme et intolérance.


“A forço de serra, la taïolo petto” proclamaient les manifestants de Néoules.
Et tout le Var en ce début de 20ième siècle, se dressa contre l’injustice et la misère.


mercredi 29 janvier 2014

27 JANVIER. LIBERATION DU CAMP D'AUSWITCH



 Le rire de l’horreur


J’ai suivi aux informations l’affaire Dieudonné.
Une personne interviewée s’indignait d’avoir vu des élèves de troisième de Collège, rire lors de la projection de « Nuit et Brouillard »
Pendant des années, j’ai projeté, devant mes élèves, le film d’Alain Resnais.
Des adolescents riaient…
La première fois, j’étais consternée.

Chaque année, d’autres riaient, je les ai observés…
Certains restaient muets devant l’indicible, prostrés ou tétanisés par une douleur insupportable. Et d’autres toujours riaient...

Ils riaient d’un rire nerveux, spasmodique. Ils riaient, les larmes aux yeux et le visage blême.

Ils riaient : Le rire de l’horreur.

                                           
          

Le souvenir  de l’intolérable imprimé dans leur mémoire.

lundi 16 décembre 2013

SUPERSTITIONS ET TRADITIONS




                Au gui  la guigne…




                                                    
Superstition ?
Un peu de sel renversé sur la table : le malheur va s’abattre sur la maisonnée. Vite une pincée jetée derrière l’épaule gauche, sans regarder, sans se retourner, pour conjurer le sort (comme quand on lance un caillou dans un paquet bien ficelé, à la croisée de quatre chemins pour faire disparaître les verrues et les coller aux malheureux qui vont ramasser le cadeau).
Superstition non ! Simple précaution…
« Si ça ne fait pas de bien, ça ne fera pas de mal non plus » disait la tante Odette.
J’aime les plantes vertes, mais je garde en mémoire ses recommandations…
Jamais une misère (Tradescantia ) quelle que soit sa couleur ou sa variété, n’aura le droit d’élire domicile dans ma maison ou sur mon balcon. Cette plante increvable ferait entrer la misère dans mon intérieur. Je m’en passerai donc…
Par précaution, en prime pour conjurer le sort, on ne sait jamais, je cultive les herbes aux charmes bénéfiques. Je me plie aux coutumes.


Tradition ?
Non ! Un vieil héritage auquel je suis attachée.
Un trésor qu’Odette m’a légué.
Pour sainte Catherine, j’ai replanté  ma pharmacopée végétale. De quoi m’assurer la santé toute l’année.
En décembre pour la sainte Barbe, j'ai fait germé mes lentilles et mes grains de blé pour amener la prochaine année, richesse et prospérité. 

 
Mes plantations levées termineront  la saison
dans ma crèche.                                          
 Et le Gui ? Porte-Bonheur...?
Viscum album, vénéré chez les Celtes, symbole d’immortalité.
Certains s’obstinent à en reconnaître les vertus. Moi, je l’évite. Surtout ne pas m’en offrir ! Il porte la guigne.
Si par malheur un simple brin parvenait à pénétrer chez moi, je le brûlerais, sans attendre février et les recommandations de l’Eglise, comme le faisait la tante Odette et le ferais disparaître dès le 1° janvier passé.

Pourquoi la vieille tante abhorrait-elle cette plante adorée dans le Nord? Que représentaient pour elle ces perles de fêtes? Elle avait peur de quoi la vieille Tante ? Peur des forêts épaisses du Nord où, des sources sombres, jaillissait l’eau sans compter. Peur des remontrances de Monsieur le curé ? Peur d’avoir à se confesser pour avoir rêvé de robes blanches, de couronnes immaculées piquées de fleurs immortelles, de serpes d’or. Elle obéissait à qui ? Aux sœurs du catéchisme qu’elle fréquentait et qui lui intimaient l’ordre d’oublier les rites païens et de brûler ses symboles au bûcher de La Chandeleur?

Je pense plutôt, quand je me rappelle ses enseignements, qu’elle haïssait tout simplement ce parasite qui suçait la sève de ses pommiers et autres fruitiers, et que, elle qui avait horreur des processions, des manies religieuses, des vieilleries, du buis béni des Rogations, du laurier béni couronnant les crucifix, des bouquets de mariés asséchés dans les globes, avait trouver un moyen élégant et discret, en exterminant par le feu les branchettes sèches et les feuilles rabougries des décorations vieillottes, d’éviter la poussière des expositions fétichistes sur son buffet et frapper l’imagination de ses pitchounets trop candides.



La décoration de ma crèche est terminée.
Pour Noël et le jour de l’an, il n’y aura pas de bouquet de gui, suspendu au-dessus de mes santons.





jeudi 31 octobre 2013

SOLEILS DORES D'AUTOMNE

      CHRYSANTHÈMES ENSOLEILLÉS


Des bouquets de chrysanthèmes illuminent mon jardin, couleur d'arc en ciel, comme de petits soleils dans la brume d'automne. Symbole d'éternité d'un été jamais éteint.
En ce jour gris de Toussaint, quand on part vers les cimetières pour honorer les défunts, je sens sur ma peau les fleurs dorés du soleil exhaler un parfum de joie et de bonheur.



 J'aime alors, sans regret, penser à certains propos de Woody Allen qui remontent à ma mémoire.